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 25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche

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krapados
Grand Maître Pousseur
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Trott : K Bike K5 + K6 Target Claudio Prot 20X20 Mibo 2x20
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MessageSujet: 25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche   Mar 31 Jan 2012, 20:31

En cherchant sur la toile je suis tombé sur ça Extrait du blog de CYCLAUDAX.BRM avec Patitrotte
Voici un copier coller c'est long mais il y avait 600 bornes !!!! et un qui va se reconnaitre !!!!


http://cyclaudax.pagesperso-orange.fr/2011/BRM600Mortagne.pdf


BRM 600 km : Mortagne au Perche

Samedi 25 et dimanche 26 juin 2011
C’est le dernier BRM600 de l’année en France, et voici 1 semaine, il n’était plus question que je tente à nouveau l’expérience ; mon chemin allait
se poursuivre à coté de PBP randonneur.Mais voila que sur le forum des super randonneurs, Alors que Patitrotte (Frédéric)
annonce qu’il ne pourra pas faire le BRM deLongjumeau à cause de la météo et qu’il craint donc de ne pas faire PBP, quelqu’un lui suggère le
samedi 19 d’en faire un autre plus tard, en tandem avec moi.
Le lundi soir, je découvre ce mail dans ma boite :« Le bonheur ne passe pas forcément par une qualification pour PBP, mais, tant qu'il y à de la vie,
il y a de l'espoir...Il reste encore une possibilité sur 600.Sinon, il faut attendre 4 ans.
J'ai échoué sur le 600 du Portel : abandon après 35 km, sur celui de Mours, après un peu plus de 400,sur celui de Noisiel, après 268 km, mais j'y crois
encore.
Je t'offre la possibilité de rouler avec moi (j'essaie aussi de m'offrir la possibilité de ne pas rouler seul).
J'ai dans ma manche un atout de taille, tu ne rouleras pas trop vite, tu ne pourras pas te griller,
ma vitesse moyenne n'est pas très élevée : autour de 18kmh/ 20kmh roulé seul. Frédéric»
Je ne suis pas insensible à cet appel mais je ne change pas d’avis et je lui réponds : « … je n'ai pas prévu, comme tu as pu le lire sur ce forum, de
prendre part à une nouvelle tentative, bien que persuadé qu'avec une assistance j'y arriverais. Et mon épouse était plutôt favorable.
N'as tu pas un modèle équivalent à la maison ?... » Le mardi soir, j’annonce à Sylvie que je suis tenté d’aller à Mortagne au Perche et aussitôt, nous
préparons nos cartes de route ensemble. Je poste un message sur les forums pour essayer de mobiliser tous les randonneurs, afin qu’ils nous
accompagnent durant ce WE.
Mercredi, les messages de soutien sont nombreux et quelques uns se proposent de nous accompagner ou d’assurer une assistance sur la
route.
Jeudi, je suis de repos et prépare ma feuille de route car pour réussir, il ne faut rien laisser au hasard. Nous échangeons au téléphone avec
Frédéric, préparons notre organisation pour que Sylvie et Suzanne qui vont assurer notre assistance à tour de rôle, mais comme l’autorise
le règlement, uniquement dans les villes contrôle.j’ai pris mon vendredi après-midi pour préparer mon départ au mieux et me rendre à Mortagne
au Perche en évitant la circulation. Il me reste juste à passer chez mon vélociste pour changer ma transmission que j’ai trouvée très usée
samedi dernier. A 16h30, j’arrive à destination ; je n’ai plus qu’à attendre Frédéric mais il vient juste de quitter son domicile. Coincé dans la
circulation, j’aurais même terminé mon diner avant qu’il n’arrive à son tour. J’avais envisagé de passer la nuit dans le local du club mais j’opterais pour ma voiture dans un endroit bien isolé pour être plus au calme. La nuit se passe très calmement, mais je n’arrive pas à dormir. Je me lève à 2h30 pour me préparer et déjeuner avant de me rendre sur le lieu de départ déjà animé. Une belle équipe d’organisateurs est à pied d’oeuvre pour assurer
l’accueil de 64 cyclos.
Sur ces lieux, je fais la connaissance de Julien qui roule en VH, ainsi qu’un autre randonneur. Avec Patitrotte, ça fait 4 vélos spéciaux si l’on peut
dire. Eh oui, je ne l’ai pas encore dit mais Frédéric je l’avais rencontré lorsqu’il a fait son BRM400 à
Chartres et que j’ai assuré un ravitaillement à St Mars roule en trottinette.
Bon, il est bientôt 4h et l’on se prépare sur la ligne de départ. François BEAUDOUIN surveille l’horloge officielle du clocheton.
Je démarre aussitôt et m’engage dans la descente en 3° position, ce qui me permet de laisser aller. Vers Parfondeval, tout le groupe me double et je
me retrouve seul avec Frédéric. La nuit est belle, nous roulons de concert et seul un mauvais réglage de mon dérailleur me dérange. A
Mamers, nous trouvons Michel qui cherche sa route puis s’engage dans un sens interdit ; lorsque je vois le panneau indiquant Beaumont,
je crie pour le rappeler mais il ne viendra pas. Un peu plus loin, je m’arrêterais pour le régler, mais n’y arriverais que partiellement. Mamers est
également le 1° point de passage sur lequel nous pouvons vérifier si nous tenons le rythme de 18km/h prévu sur notre feuille de route. Nous
avons une poignée de mn d’avance, ce qui nous conforte pour autant que ce fût nécessaire. Les premières lueurs du jour sont apparues vers
5h mais le soleil le fera seulement à 6h. Nous avons rendez-vous pour un petit déjeuner chez Sébastien, vélo couchiste de Sillé le
Guillaume. Il s’apprêtait à venir à notre rencontre alors qu’il avait déjà accueilli Julien vers 6h30. Pour nous, il est presque 8h, et nous avons 10mn
d’avance après 75km. Julien essayera la trottinette alors que ses enfants s’installeront sur le trike plus adapté pour eux.
20mn nous serons suffisantes pour prendre café et viennoiseries ou pain accompagné d’une très bonne pâte à tartiner, et nous gagnons encore
10mn. Julien nous accompagne, nous guide pour traverser la ville mais s’arrête rapidement car il a des problèmes de réglage. Nous poursuivons
notre route et sommes surpris de ne pas le voir revenir, jusqu’à penser qu’il a du rentrer chez lui. Après avoir validé nos cartes de route à Evron,
capitale du boeuf, je guide Fred et lui donne quelques informations sur la région. Peu avant Soulgé sur Ouette, je vois Sébastien dans mon
rétroviseur ; il vient de faire 35km pour nous rattraper et commençait à désespérer de nous retrouver. Nous ferons encore 20km ensemble
avant de nous quitter à Villiers Charlemagne, lieu du plus grand méchoui. Philippe des Audax Lavallois qui a appris notre participation à ce
brevet sur le forum vient d’arriver à notre rencontre et prendra en photo une belle brochette de vélos spéciaux avant que nous
laissions Sébastien prendre le chemin du retour, sans oublier de le remercier chaleureusement. Cette matinée, nous avons profité d’un temps
agréable pour rouler, les nuages ayant décidé de retarder la vivacité du soleil. Les derniers km avant le contrôle de Cossé le Vivien sont aussi facilités par notre changement d’orientation : plein ouest alors que le vent vient plutôt du sud. Peu avant Cossé, nous sommes vivement encouragés par un véhicule venant face à nous, ce qui surprend Frédéric mais pas moi car j’ai reconnu mes accompagnateurs. Le temps d’une photo et nous nous retrouvons
sur la place du village tout proche du musée Tatin. Nous sommes juste à l’heure prévue et nous ne prendrons pas plus des 45mn prévues
pour nous alimenter correctement. Je suis très content de retrouver Sylvie et sa famille venue nous encourager. Potage, rillettes, pâtes au
poulet, riz au lait sont au menu et j’ai bon appétit. Fred mange moins, pas habitué à ce type d’alimentation durant ses longues distances.
Nous avons maintenant rendez-vous à La Roë ou* nous laisserons Philippe poursuivre son chemin pour rentrer sur Laval. Nous devions y rencontrer
la fille de Jean Lou mais nous ne l’avons pas vue. Peu après notre passage, un SMS nous signale
qu’elle nous attend. Nous sommes déçus de l’avoir raté mais ne voulons pas refaire plus d’un km en arrière. C’est alors que Michel, mon beau
frère vient nous encourager ; nous en profitons pour lui conter l’histoire et je lui demande s’il peut tenter de la trouver et lui proposer de venir
vers nous. Ce sera chose faite rapidement et Clara nous fait le plein des bidons avant d’essayer, comme Michel, la trottinette car Fred
est un bon interlocuteur qui veut promouvoir la trottinette. L’arrêt sera court mais convivial, et nous reprenons la route sous un soleil et un ciel sans
nuages. Nous franchirons Pouancé en longeant le château qui éblouit Fred. Avec la chaleur de cet après-midi, nous avons beaucoup besoin de boire
mais nous n’avons pas de difficultés pour nous approvisionner. Ancenis, 3° lieu de contrôle est en vue ; l’entrée et la traversée de la ville me semblent longues et nous allons pointer chez un fleuriste avant de descendre sur les bords de la Loire où Sylvie nous attend. Nous sommes très contents car notre
entente est bonne et nous sommes bien dans notre plan de route à chaque moment, simplement en avançant à notre rythme. 30mn sont prévues pour ce diner et elles seront bien mises à profit dans un cadre très agréable. C’est ici que le relai sera passé entre nos compagnes.
Sylvie rentre sur Craon tandis que nous retrouverons Suzanne dans quelques heures à notre prochain arrêt, malgré les déboires
rencontrés ce matin avec son véhicule. C’est super agréable de rouler ainsi, sans la contrainte de chercher ou se nourrir car la table
est dressée pour soi. Une assistance que j’apprécie énormément aujourd’hui mais que je ne souhaitais pas auparavant car je pense qu’un
grand randonneur doit être autonome et ne pas satisfaire ses envies en faisant subir des contraintes aux autres, à ceux qui assurent l’assistance notamment. Nous souhaitons un bon retour à Sylvie et nous élançons sur le pont de la Loire, vers des terres moins connues. Nous devrons être d’autant plus
vigilants que nous emprunterons plusieurs petites routes. Le soleil disparaitra vers 21h45
mais la clarté restera suffisante pour nous faciliter notre avancée jusqu’à Mortagne sur Sèvre où nous arriverons encore juste à l’heure.
Nous irons au restaurant valider notre contrôle car le café ne nous semble pas très bien fréquenté. Nous dinerons à nouveau rapidement mais ne
resterons pas dormir ; nous préférons rouler encore car nous ne sommes pas à mi parcours et nous dormirons lorsque le coup de barre viendra
pour l’un ou l’autre. Fred pense que s’arrêter plus d’une heure pour dormir est exagéré car nous serions alors en retard sur les heures limite
de passage. Je confirme que nous avions fait ce choix chacun pour nos raisons mais que nous pouvons faire autrement. Juste avant de partir, je
tente de joindre Marcus qui s’est proposé de venir nous joindre du coté de Montreuil Bellay. Une pancarte manquante nous fera entrer dans une zone artisanale à la sortie, mais nous ne perdrons pas beaucoup de temps. Il fait maintenant nuit noir et nous hésiterons fréquemment dans les traversées des villages, mais peu d’erreur. Nous prendrons parfois des sens interdits (autorisés aux cyclistes ?) pour éviter des détours et trouverons toujours notre
direction. Près des Aubiers, nous avons le droit à quelques tirs de feu d’artifice mais nous ne devinerons pas leur origine car nous ne voyons
personne. Je commence à ressentir la fatigue et après quelques alertes, je propose à Fred de nous
arrêter, ce que nous ferons à Bouillé Loretz, juste devant l’entrée de l’église à 3h. Nous nous allongeons directement sur les pavés, je règle
mon réveil pour nous autoriser 20mn d’arrêt. Un peu de bruit à l’autre bout de la place, mais je dormirais très vite, comme jamais lors d’un
brevet, et encore moins dans de telles conditions. A la sonnerie, réveil immédiat et nous ne serons pas bien long à nous remettre en route. Nous
avons bien fait car quelques km plus loin, une petite lumière vient en face de nous. Il s’agit de Marcus dont nous apprécions la présence à une
telle heure (mais laquelle, je ne m’en souviens pas ; environ 4h). Il n’a pas eu besoin de se réveiller car il était plongé dans l’écriture d’un
nouveau bouquin. La discussion va fort avec Fred et je roule devant en essayant de maintenir le rythme mais la fatigue me rattrape encore et je
vient me mettre juste derrière eux pour que leurs paroles me gardent éveillé. Juste avant Fontevraud l’Abbaye, 2 cyclos nous doublent sans
nous adresser un mot. Je suis très surpris de leur présence, croyant être les derniers, mais je
prends leurs roues quelques mn pour me réveiller avec une belle accélération. Dans cette ville contrôle, Suzanne nous attend et
chauffe le café pendant que nous essayons de dormir quelques mn, mais je n’y arriverais pas, gêné par des bourdonnements venant des arbres
au dessus de nous et parce nous sommes un peu exposé au courant d’air. Nous avons pris pas mal de retard mais sommes dans les horaires de
notre plan de route car nous ne nous sommes pas arrêtés aussi longtemps que prévu sur la feuille de route pour dormir. Sur cette centaine
de km, nous avons roulé à environ 15km/h seulement. Nous n’avons de crainte car nous
sommes encore dans les temps et notre plan de route nous laisse 1h de souplesse. Le soleil est maintenant bien levé lorsque nous nous élançons vers Candés St Martin après avoir posté notre carte de contrôle et jeté un coup d’oeil dans la cour de l’abbaye royale. La route est presque plate sur cette partie du parcours ou nous doublerons un duo arrêté auprès d’un véhicule d’assistance, en plein carrefour. Ils reviendront vite à notre niveau mais nous ferons le nécessaire pour ne pas rester avec eux, étant tous 2 opposés à ce type d’assistance non autorisée.
La veille au soir, en dinant, lorsque j’ai compris qu’ils roulaient avec un véhicule d’assistance pour les éclairer, lorsque je fis référence au
règlement, il me fut rétorqué qu’il datait de 50ans, que l’on pouvait encore rouler avec des vélos avec des pneus pleins, … J’ai préféré poursuivre
mon repas comme je roule, seul. Nous ferons juste une pause devant le château d’Ussé mais le meilleur point de vue, nous l’avons
après avoir traversé l’Indre. Peu après, un cyclo du coin lance la conversation avec Fred, ce qui le fait ralentir sans qu’il s’en
rende compte. Je poursuis sur le rythme que nous avions et prends rapidement de l’avance.
Fred ne me voyant plus, il m’appelle car il est mécontent que je l’ai abandonné. Ce sera notre seul moment d’opposition car Fred ne se rend
pas compte du retard qu’il prend lorsqu’il discute
en trottinant, hors nous ne pouvons pas nous permettre de relacher notre attention car nous n’avons pas récupéré les 10mn de retard que
nous avions en quittant Fontevraud. Je propose à Frédéric qui souhaite rouler un peu moins vite et faire des arrêts plus courts de
procéder ainsi, que je m’arrêterais plus longtemps et le rattraperais ensuite, comme de me charger de chercher l’eau pour qu’il n’ait pas
à s’en occuper. Pour autant, il reste stressé en regardant sa feuille de route car il se rend compte que nous perdons un peu de temps. J’essaie de le
calmer et lui demande de ne plus la regarder, lui précisant qu’il faut rouler s’en s’occuper des horaires afin de rester serein, mais il s’obstine.
A Beaumont la Ronce, je cherche notre route selon ma carte mais comme elle n’indique pas les derniers contournements (carte de 2002), nous
ne la trouvons pas. Le temps d’interpeller des automobilistes, Fred se repose dans l’herbe. Il
nous faut faire un petit retour en arrière car la route est en plein centre ville. En général le parcours est peu accidenté mais nous rencontrons tout de même quelques bonnes cotes comme celle de Marray. Nous ne nous désunissons pas et notre avancée se poursuit malgré le vent souvent 3/4face et de
plus en plus fort. Les Hermites offrent une nouvelle cote, puis St Martin des Bois avant de descendre à Montoire ou nous attend Suzanne
pour notre déjeuner. Le temps que je revienne jusqu’à elle, car garée dans la descente je ne
l’avais pas vue, Fred a déjà fini de se restaurer et reprend la route. Je prends plus mon temps car il nous reste encore un bon bout de route avant
l’arrivée pour manger potage et fruits. Le sandwich entre dans ma sacoche et sera mangé en route à la sortie de la ville après avoir pointé.
Lorsque je rejoins Fred après plus de 20mn, je lui confirme que nous sommes toujours dans les temps et qu’il y a encore au moins un groupe de
4 cyclos avec ses 2 véhicules d’assistance derrière nous. Depuis Ussé, nous sommes en effet surpris de les savoir derrière nous compte tenu de leur
organisation. Ici nous ne perdons pas de temps à chercher notre route car je connais bien le parcours jusqu’à Authon. Notre souci réside dans
l’approvisionnement en eau mais nous y arriverons sans difficultés. La tour penchée de Mondoubleau ne surprendra pas beaucoup Fred
car il est fatigué mais son coup de pied me semble toujours aussi efficace. Entre Choué et St Agil, nous verrons François Beaudouin venu s’aérer et prendre quelques photos. Nous venons d’être dépassés par les 2 cyclos que nous avions vus à la sortie de la nuit et nous les croiserons encore selon nos arrêts.
Après Chapelle Guillaume, je perds Fred de vue dans une grande courbe. Surpris de ne pas le voir arriver, je m’apprête à faire 1/2tour lorsque
j’entends sonner mon téléphone. Il ni a pas de réseau et je reviens jusqu’à lui. Un coup de
massue me tombe dessus lorsqu’il me dit qu’il abandonne, qu’il a prévenu Suzanne qui reviendra de Authon où elle était arrivée dès mon
passage. J’essaie de l’en dissuader, mais ne suis pas convaincant face à sa détresse. Il pense que les 4h qu’il nous reste pour faire les 60 derniers
km ne seront pas suffisants et qu’il ne veut pas me faire perdre la possibilité de finir dans les temps. Je ne serais pas assez fort pour résister,
m’opposer à ce choix et le pousser à reprendre la route car je sais aussi qu’il souffre depuis hier et que la chaleur de la journée associée au vent
l’ont certainement fait puiser dans ses réserves. e pars donc seul, et rejoins Authon du Perche 5mn avant l’heure limite. N’ayant pas vu
Suzanne, je vais jusqu’à la poste pour valider mon contrôle ; n’ayant pas de timbre, j’appelle François puis me lance pour la dernière étape à 17h30.
J’arrive à tenir un bon rythme, un peu plus élevé que précédemment, et je me sens très à l’aise tout en regrettant d’avoir laissé Fred derrière
alors que je suis venu ici pour l’aider ! Avant Nogent le Rotrou, Suzanne et Fred me
rattrapent alors que je voyais les 2 cyclos devant moi et que je m’apprêtais à me joindre à eux. Tans pis, nous en profitons pour que je mange un
peu et que je remplisse mes bidons afin de rejoindre l’arrivée car il fait encore bien chaud. A Nogent le Rotrou, je constate que j’ai récupéré
un peu de temps et si je continue à ce rythme, je pourrais être rendu vers 20h30. Je décide donc
de calmer un peu le jeu pour profiter au maximum et surtout ne pas risquer de me casser si près du but. A l’entrée de Rémalard, j’ai un
autre cyclo avec voiture dans mon rétro mais après un carrefour, je ne les vois pas me suivre ; Je reprends ma carte et reviens sur mes traces
pour prendre le centre ville où je dois interroger une passante pour m’indiquer la direction à prendre. Un autre également suivi de sa voiture
me doublera avant Boissy Maugis mais je n’essaierais pas de le suivre. Il me reste 20km et il
est à peine 19h30. Ici, je reconnais ce manoir devant lequel je suis déjà passé lors d’un brevet avec l’ACTC. La route
est très agréable et lorsque dans le village suivant je rencontre un jeune à vélo, j’engage la
conversation. Il vient rouler un peu avec moi, nous parlons vélo, bien sûr, Paris Brest, et Mortagne où je vais bientôt arriver. A l’entrée de
la ville, je prends le temps de faire une autre photo (non, 2 photos) à 20h05 avant de rejoindre
le centre ville et je cherche ma voie. Je ne reconnais pas les lieux et me demande pourquoi, dans un centre ville, on met un panneau de
signalisation de la localité. Ce n’est qu’après un temps de réflexion que je constate mon erreur. Je ne suis pas à Mortagne mais à Longny au Perche. Moment de panique, quel c.. je suis. Où ai-je pu me tromper ? Le temps n’est pas à la réflexion, je m’engage dans la direction indiquée, entends des jeunes
derrière une haie et leur demande de me remplir un bidon d’eau. Pas sécurité, j’interpelle un voisin
sur la route la plus rapide pour rejoindre Mortagne. Il me fait redescendre au centre ville puis prendre la direction de la chapelle. Je décide
de contacter Fred puis Sylvie pour leur faire part de ma mésaventure. Ca monte, ça monte, mais je ne lâche rien ; je dois terminer ce brevet dans les
meilleures conditions et après la montée, une descente qu’il me faudra faire découvrir à Sylvie. Elle n’en fini pas, le revêtement est très bon et
pas besoin d’un coup de frein mais je sais aussi, pour avoir vu les chevrons en étudiant ce
parcours que les montées et les descentes vont se succéder. Dans la montée suivante, c’est à Sébastien que je donne un coup de fil et celle
d’après à Marcus, mais je n’ai pas la chance de pouvoir discuter avec lui. Je roule comme je ne l’ai pas fait du WE et rarement avec mon trike. Un
vrai contre la montre individuel et je mettrais moins de 40mn pour faire les 18km. Après plus de 600km, il me reste encore de l’énergie à
revendre mais je ne veux pas faire attendre les bénévoles dévoués à notre cause. A l’arrivée, je suis surpris par tant d’applaudissements de la part de tous ceux qui sont encore sur place, et quelqu’un de me dire : « et il arrive avec le sourire, en plus ». Eh bien oui, le trike, pour autant qu’il soit difficile
est un tel plaisir qu’il ne peut en être autrement, surtout après un tel final. Lorsque je remets ma carte de route à François, il me dit que je devrais être validé. Sylvie, au bout du fil, attend impatiemment la confirmation de cette validation et elle est super contente : nous
irons faire Paris Brest Paris ce mois d’août. Fred est le premier vers qui je me dirige pour le remercier de m’avoir invité à venir à Mortagne.
Ne parlons pas de son abandon, il sera sur PBP avec moi.

Merci, à :

Suzanne et Sylvie : nos compagnes et nos assistantes sur ce brevet, Sébastien, Philippe, Juliette, Marguerite, Marie, Jean Claude, Michel, Clara, Marcus
qui sont venus à notre rencontre pour nous encourager en plus de découvrir nos modes de locomotion,
François et toute l’équipe de Mortagne pour l’accueil de ce WE, le boudin et pour tout le travail qu’ils vont réaliser au mois d’aout
pour accueillir 6300 cyclotouristes ,
Tous les forumeurs de Vélorizontal et Super randonneur qui nous ont encouragés pendant ces 2 jours et qui ont fait chauffer le net.
St Rémy de Sillé, samedi 7h45 La Chapelle Rainsouin, samedi 10h Fred et Sébastien, samedi 10h20
Descente vers la Mayenne avant Houssay, Fred dans les roues de Philippe, samedi 11h45
Les Hermites, dimanche 12h20 Mortagne au Perche, dimanche 21h30

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MessageSujet: Re: 25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche   Mer 01 Fév 2012, 14:01

je suis admiratif devant ce compte rendu, et les associations de petits évènements si biens situés dans le temps et dans l'espace.

Mon ressenti est un peu différent (j'y étais, patitrotte, c'est moi Smile )

Il n'est pas officielement autorisé d'être accompagné sur toute la route par un véhicule d'assistance.
Cependant, sur les points de controles, toute assistance est possible. Nos malheureuses compagnent ont donc été de corvée ce week end là. Suzanne (ma femme) devait s'occupper de la deuxième partie qui commençait donc dans la nuit du samedi à dimanche. Malheureusement, la voiture est tombée en panne au milieu de nul part et bien entendu en pleine nuit. Par conséquent, j'ai roulé dans un grand état de stress, j'avais honte de faire "mumuse", alors que ma chérie était en galère. Je lui ait téléphoné tout en roulant un nombre incalculable de fois !

Autre petite précision : je me suis allongé 2 fois, mais je n'ai hélas pas dormi

Et enfin, Lorsque je lui ai dit que j'abandonnais, j'ai encore roulé (fallait bien que je m'occuppe en attendant que ma femme me récupère)

Finalement, j'ai encore quelque chose à dire : Certains sont arrivés avec une heure de retard. Je pense particulièrement au plus jeune participant de PBP 2007, qui a eut pendant ce BRM, une voiture d'assistance avec girophare sur les 600 km (elle lui ouvrait bien entendu la route).

PUTAIN ! (désolé) Pourquoi n'ai je pas téléphoné pendant ce BRM à l'organisateur pour savoir si ils accordaient un petit délai !!!!!

J'ai demandé une autorisation spéciale pour participer à Paris Brest Paris (j'avais le soutien du président), mais, en réponse, ils m'ont juste dit qu'il y avait encore des BRM en scandinavie, ou alors que je pouvais faire un 1 000 !

J'ai une copine qui m'a rapporté que j'étais présent sur PBP, elle m'a expliqué que pour se donner du courage, un cycliste avait collé de sa machine une photo de moi en train bien entendu de rouler sur ma trotte

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tonio66
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MessageSujet: Re: 25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche   Mer 01 Fév 2012, 18:27

Bravo à vous deux! Et quelle solidarité!

Et je suis sûr Iconoclaste que tu le valideras prochainement.

Je ne connais pas ton age mais au vu des photos PBP 2015 tu seras

encore un "jeunnot" (il me semble que la moyenne d'age est de 48ans).

__________________________________________________________________
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine...elle est mortelle.
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MessageSujet: Re: 25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche   Mer 01 Fév 2012, 18:39

Merci tonio66.
Je peux encore tenter 1 fois, après, je ne serai plus dans la catégorie "jeunot" Very Happy
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MessageSujet: Re: 25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche   

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25-26/06/2011 - BRM 600 km : Mortagne au Perche
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